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La conspiration du général Malet

Gimdolf_Fleurdelune | Publié jeu 12 Juil - 11:39 | 809 Vues

Le général Claude-François de Malet, né le 28 juin 1754 à Dole, était membres d'une famille noble et aristocratique de Franche-Comté. Il fut poussé à l'exil par un abbé royaliste, Lafon, qui le persuada de tenter le renversement de Napoléon, alors en pleine campagne de Russie.

Malet, accompagné du caporal Râteau, revêtu d'un uniforme d'aide de camp, et de l'étudiant en droit André Boutreux, transformé en commissaire de police, se présenta, dans la nuit du 23 octobre 1812, à 3 heures du matin, à la caserne de la rue Popincourt et annonça au commandant Soulier la mort de l'empereur et la constitution d'un gouvernement provisoire : Boutreux, ceint de l'écharpe tricolore, donna aux troupes assemblées et en armes lecture d'un prétendu senatus-consulte et d'une prétendue proclamation. Le commandant reçut l'ordre d'occuper l'Hôtel de Ville, pendant que Malet, suivi d'un millier d'hommes, se rendait à la prison de la Force, délivrait les généraux Guidai et Lahorie, qui allèrent prendre possession du ministère de la Police, nommait un nouveau préfet de la Seine et courait s'installer, place Vendôme, à l'hôtel du gouvernement militaire.

Le ministre de la Police, Savary, et le préfet de police, Pasquier, se laissèrent arrêter et conduire à la Force ; le préfet de la Seine, Frochot, accepta de confiance les graves nouvelles que lui donna Soulier ; le général Hulin, gouverneur de Paris, ayant demandé à Malet de lui montrer ses ordres, reçut à bout portant un coup de pistolet ; la balle, ne put être extraite de la mâchoire, et Hulin fut, de ce fait, surnommé par la suite le général "Bouffe-la-Balle". Mais à l'Hôtel de l'Etat-Major, situé aussi place Vendôme, le colonel Doucet, qui avait flairé la conspiration, se jeta sur Malet et, du balcon, cria aux troupes et à la foule que l'empereur était toujours vivant. Malet, envoyé à l'Abbaye, fut fusillé le 29 octobre, avec douze de ses coaccusés ; deux autres, dont Râteau, bénéficièrent d'un sursis. Il répondit au président, qui lui demandait s'il avait des complices : 

"La France entière, et vous-même, si j'avais réussi."

 

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