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Richelieu ou la France en ordre

Gimdolf_Fleurdelune | Publié mar 10 Juil - 10:19 | 849 Vues

Le cardinal de Richelieu, qui fut un diplomate hors pair, grand logicien et ami de l'ordre, ne fit que réaliser la politique entamée par Henri IV et que poursuivra Louis XIV. Pour fortifier la France et la mettre à l'abri des troubles qui l'avaient ruinée sous les derniers Valois, il renforça par tous les moyens l'autorité de l'Etat.

Il lui fallut alors soumettre par la force les protestants qui considéraient que l'édit de Nantes leur donnaient, en dehors de la liberté de conscience, une certaine indépendance politique ; les grands, également, prétendaient braver le pouvoir royal : sans pitié, il fit mettre à mort les plus compromis, il fit raser des forteresses et supprima les grandes charges militaires. Enfin, les Parlements faisaient de la résistance : il les réduisit à l'obéissance. De même, pour contrebalancer la toute-puissance des gouverneurs de province, il augmenta le nombre des intendants.

S'il fit la guerre aux Habsbourg, c'est pour éviter à la France les dangers qu'elle avait connus sous Charles Quint. Il dota la France d'une marine puissante qui fit ses premières preuves lors du siège de La Rochelle et put se mesurer avec les galères espagnoles lors de la guerre de Trente ans. Il favorisa également l'expansion coloniale de la France. 

Mais les nécessités de sa politique désorganisèrent les finances et au nom de ce qu'il appelait la "raison d'Etat", il employa tous les moyens pour parvenir à ses buts.

Le cardinal de Richelieu n'était pas un enfant de choeur. Il fut autoritaire, orgueilleux, vindicatif, violent et impitoyable. Entièrement dévoué au service du roi et de l'Etat, il ne manquait jamais d'entourer ceux-ci d'institutions qui, en contrebalançant la puissance du souverain, prévenaient toute velléité d'autoritarisme ainsi que toutes révolutions de palais.

Il sut, parallèlement à son action politique, encourager et favoriser les Lettres, les Arts et tout en faisant agrandir la Sorbonne, fit élever le Palais-Cardinal (Palais-Royal), fonda l'Académie française, l'Imprimerie royale, le Jardin des Plantes et le Collège du Plessis.

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